700 kilomètres à travers les pyrénées
bedrock stories
episode 3
Relier Collioure à San Sebastián en courant, à travers les Pyrénées : c’était le défi de l’édition zéro de The Speed Project PYR. Une aventure en relais où chaque équipe organise son itinéraire, son assistance et ses temps de repos, tandis que les coureurs se succèdent de jour comme de nuit.
Nous étions huit, avec deux vans et 700 kilomètres devant nous. Six jours à avancer ensemble, à composer avec la fatigue et les imprévus, sans vraiment savoir ce que cette traversée allait nous laisser.
Camille Julien, l’une des coureuses de l’équipe, revient sur cette part d’inconnu qui nous pousse à partir, et sur tout ce que l’on découvre en chemin.
L’incertitude. C’est sans doute elle qui nous freine à sortir des sentiers battus, à accepter des expériences inédites, à nous aventurer vers l’inconnu. Mais c’est aussi elle qui permet à ces expériences de faire naître en nous ce sentiment de vie, pure et intense.
Est-ce qu’on continuerait à regarder un match de foot si l’on en connaissait déjà l’issue ?
Il en est de même pour notre participation au TSP - The Speed Project. Aurions-nous pu imaginer, au départ, à quel point cette aventure allait nous marquer ?
Car finalement, après avoir parcouru 700 kilomètres en relais, à huit, ce n’est pas tant le défi sportif qui m’en reste. C’est avant tout l’expérience humaine.
Six jours à vivre en promiscuité dans un van à quatre, à composer avec la fatigue, les tempéraments de chacun et les inévitables problèmes de communication liés à la gestion de deux équipes en une, lorsque l’une court pendant que l’autre tente de se reposer. Et tout cela dans un environnement sauvage, où les sentiers sont parfois approximatifs et où chaque relais apporte son lot d’imprévus.
La fatigue exacerbe les tempéraments. Dans une aventure comme celle-ci, ça peut casser des liens… ou, au contraire, les renforcer. Et quelle chance d’avoir pu partager tout cela avec notre cher Paquito - ou « Paquebot » pour les intimes —, Tamara et Ella. Mais aussi avec toute l’autre partie du groupe, avec qui nous avons partagé les relais. Alors merci encore pour cette incroyable expérience humaine, pour ces moments de doute, de fatigue, de rire et de dépassement. Et merci à toutes les personnes qui ont organisé, participé et contribué, de près ou de loin, à rendre cette aventure aussi unique et mémorable. Finalement, c’est peut-être ça, l’essence même de l’incertitude : ne pas savoir ce qui nous attend, mais découvrir, en chemin, que l’inconnu peut parfois nous offrir bien plus que ce que nous étions venus chercher.
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